Veillée pour la planète et la biodiversité 3

Veillée pour la planète et la biodiversité

Le 7 Août à Fleurance (dans le Gers) se tenait exceptionnellement une veillée pour la planète et pour la biodiversité lors du festival d’astronomie organisée conjointement avec l’Agence Française pour la Biodiversité. Pendant près de 3h, plusieurs intervenants scientifiques (qui étaient répartis dans le public) ont pu échanger, débattre et répondre aux questions du public. Le but de cette soirée était aussi de trouver des solutions pour notre avenir. Voici un petit compte rendu des moments qui m’ont marqué durant cette soirée.

Veillée pour la planète et la biodiversité

La BIODIVERSITÉ

Intervenant : philippe martin

En tant que président de l’agence Française pour la biodiversité (et ancien député), il nous explique que 1 millions d’espèces animales et végétales (sur 8 millions connues) sont en voie de disparition. Pour lui, lorsque l’on veut faire de l’écologie en politique, il faut savoir être lucide, courageux, altruiste et il ajoute qu’il y a un manque de volonté politique dans la durée (c’est le même problème dans d’autres pays). Il ne faut pas trop dramatiser par risque de faire peur et de ne plus agir.

Nous sommes à la fois le problème et la solution. Nous devons faire la paix et prendre des engagements pour la nature.

Intervenant : luc abbadie

Professeur à la Sorbonne Université et écologue explique que la planète à déjà connue des disparitions d’espèces, mais pas à cette échelle, ni à cette vitesse là. On voit une réduction dramatique des oiseaux (-1% par an sur 30 ans). En 11 ans, il y a eu -35% de chauves souris. Alors quelles en sont les causes de cette perte de biodiversité ?

      1. Artificialisation des terres agricoles (réseaux routiers, habitat humain)
      2. Surexploitation des ressources
      3. Changement climatique
      4. Pollution
      5. Espèces envahissantes (chats, les frelons asiatiques etc…)

Le changement climatique n’arrive qu’en troisième position. Les être vivants qui peuvent migrer vers des zones plus vivable pour eux, arrivent à survivre (pour le moment), mais ceux qui ne le peuvent pas, meurent.

L’agriculture qui s’étend et qui s’intensifie entraîne aussi une perte de la biodiversité, c’est due à l’utilisation de pesticide et à l’élevage. En effet, l’élevage est responsable d’un quart des effets de serre (en France) mais c’est aussi la première activité humaine responsable de la chute de la biodiversité. Les élevages prennent des surfaces et diminue donc les lieux de nidification. (Il l’explique très bien dans cette vidéo, à partir de la 39eme minute).

consommation D’ÉNERGIE

Intervenant : roland lehoucq

Astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique, il nous propose quelques chiffres histoire de voir où nous en sommes. Entre 1800 et 2019 :

      • Nous sommes 7 fois plus d’humains
      • Nous consommons 30 fois plus d’énergie
      • En 1800 nous faisions 3 km par jour à pied
      • En 2019 nous faisons 30 km par jour et en voiture

Un autre chiffre qui m’a fait froid dans le dos : savez vous combien consomme un panneau publicitaire lumineux sur une année ? Autant d’énergie qu’une famille… Encore une consommation monstrueuse et inutile que l’on retrouve dans les métros ou au bord des routes. Mais imaginez tous les panneaux publicitaires que l’on trouve à Tokyo ou encore à New York par exemple, juste pour de la publicité !

Alors comment pallier à cette demande d’énergie qui augmente de plus en plus ? Mis à part réduire notre consommation, faire attention, existe-t-il de nouvelles solutions énergétiques pour notre futur ? Il a été abordé plusieurs idées (désolé, je ne me souviens plus des intervenants) dont les réacteurs nucléaires à sels fondus, la fusion nucléaire avec le projet ITER ou encore l’hydrogène mais qui a été vivement critiquée car c’est la pire des solutions actuellement (coût financier et environnemental élevé).

alors, quelles solutions ?

RÉDUIRE sa consommation

C’est la façon la plus simple et qui a un grand impact, soit de ne plus surconsommer et ne plus acheter neuf : vivre de façon minimaliste ou acheter d’occasion. Posez vous les questions avant d’acheter un objet : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que je peux réparer l’objet cassé ? Mes vêtements ne sont plus à la mode, et alors ?

Réduire sa consommation, c’est aussi réduire la climatisation. Elle refroidie votre pièce mais elle contribue au réchauffement climatique, un beau cercle vicieux. Cet été, pendant les soldes et la canicule, des magasins sur-climatisés ont laissé leurs portes grandes ouvertes ! C’est une aberration qui ne devrait pas exister.

Il n’y a pas que la climatisation que l’on pourrait réduire, pensez aussi au chauffage. En hiver, il n’est pas utile de mettre plus de 19-20 dans une maison et voir 18 dans les chambres. Si on a froid, on se couvre avec des vêtements chauds.

L’utilisation de la voiture doit être aussi réduite. Utiliser d’autres moyens de transport pour les petits trajets réduit considérablement la consommation d’essence et la pollution. De plus, c’est bon pour notre santé de faire un peu de marche ou de vélo. Le covoiturage est aussi une très bonne solution pour réduire sa consommation.

Tout comme la voiture, il faut aussi réduire les transports en avion et si possible préférer le train. Alors oui, moi même je préfère l’avion au train car le train en France est une catastrophe entre les grèves, les retards, les pannes etc… J’ai testé le train pendant 1 an pour aller à mon travail et j’ai cru péter un boulon… Il m’est même arrivé que le train ne se soit pas arrêté à la gare où je voulais descendre ! Ou alors, pas de correspondance à 20h du soir, débrouillez vous pour rentrer chez vous ! Cela m’a dégoutté du train malheureusement. Mais ne faudrait-il pas justement investir massivement dans le train ? Je ne demande que ça.

Manger moins de viande, voir devenir végétarien

Luc Abbadie explique qu’il y a un tiers des surfaces continentales qui sont des surfaces agricoles. Sur ce tiers, deux tiers sont consacrés à l’élevage (pâturages). Sur le tiers restant, qui sont donc des terres « labourées », seulement 45% sont pour la nourriture humaine, 12% sont pour les biocarburants et 33% pour nourrir les élevages. On peut donc conclure que réduire sa consommation de viande ou devenir végétarien, est une très bonne solution pour réduire son empreinte carbone et pour la biodiversité. On peut aussi remettre en cause les biocarburants qui prennent tout de même 12% de nos terres.

Autre vidéo de Luc Abbadie très intéressante : « La transition écologique concerne toutes les disciplines, nous concerne tous. »

manger local et bio

Et oui, manger local est une excellente idée pour réduire notre impact. Moins de transport, moins d’énergie utilisée, moins de pollution. Manger local et bio (lorsqu’on le peut) est encore mieux. L’utilisation de pesticide est très nocif pour la biodiversité mais aussi pour nous.

Bannir le plastique

Faire du plastique c’est très énergivore et très polluant. Mais le gouvernement ne vas pas assez loin en interdisant les cotons tiges ou les pailles plastiques. Il faut des mesures plus drastiques car cela devient urgent de ce coté là. Le plastique ne se recycle pas à l’infinie et il est rarement recyclé. La meilleur solution c’est donc de faire attention à nos achats, privilégier le fait maison, prendre ses contenants pour faire les courses en vrac, utiliser des savons solides etc…

Allez vers une démarche zéro déchet

Les déchets ne sont pas seulement plastique, ils peuvent aussi être en carton, en papier ou bien en tissus. Même si le carton et le papier se recyclent, les fabriquer et les recycler génère de l’énergie et comme expliquer plus haut, nous devons économiser cette énergie. Pour en savoir plus sur ma propre démarche zéro déchet, je vous invite à aller voir mon article.

l’education

Éduquer, instruire (les jeunes comme les anciens) est capital. On devrait même faire des cours de sensibilisation dans les écoles. Depuis quelques temps, je vois les choses bouger, changer. Les gens commencent à comprendre (même si c’est un peu tard) qu’il est temps de changer ses habitudes, quitte à perdre un peu de confort.

A lire

Si vous avez envie d’en apprendre plus sur ces sujets, je vous conseille le livre d’Aurélien Barrau, qui a participé à la soirée : « le plus grand défi de l’histoire de l’humanité ».

 

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